Au commencement était…

Dans les années soixante pour  décorer les murs de son intérieur, il existait peu de solutions.

Les gravures murales  se limitaient aux reproductions de tableaux impressionnistes, de gentils Poulbot ou encore de paysages de peintres du Dimanche, pompeusement appelées « gravures » et qui n’était en fait que des  tirages offset de qualité souvent très moyenne.

L’imprimerie d’alors n’avait que peu évolué depuis la fin de la guerre et l’arrivée en France de la technique Offset qui  remplaçait la typographie.

La photogravure quant à elle était encore au stade manuel.  Pas encore de scanner, on procédait au banc, en filtrant chacune des quatre couleurs primaires, le cyan, le magenta le jaune et le noir. Il n’ y avait  pas de calibrage de la chromie sur écran et le résultat était souvent assez aléatoire, on le découvrait le jour de l’impression.

L’impression était souvent médiocre et la présence du client au « calage » était plus que nécessaire afin d’affiner les couleurs et de veiller au bon repérage des quatre couleurs primaires.

En matière d’affiches, une offre réduite s’offrait au consommateur et  les circuits de distributions n’étaient pas aussi  répandus que de nos jours.  Impossible d’arriver dans une boutique et de faire son choix car l’affiche en tant qu’objet décoratif n’existait pas vraiment.  Pour garnir ses murs, plusieurs solutions existaient.  On encadrait des belles images trouvées dans des magazines, on flânait chez les bouquinistes à la recherche de tirés à part en couleurs. Il était courant d’imprimer les livres sur d’antiques presse monochromes et d’imprimer à part les images en couleurs lesquelles étaient insérées après dans les livres.

Vers le début des années soixante-dix la mode des papiers peints de « caractère » complique encore plus les choses. Il devient difficile d’accrocher quelque chose au mur qui ne soit pas totalement perdu dans la débauche de motifs graphiques !

Allez accrocher une affiche là dedans…

Dans une gamme plus « premium » on pouvait éventuellement  acheter des lithographies des artistes de l’époque, Vasarely en tête.  Le genre d’affiche parfaite dans un intérieur meublé en Paulin, avec la DS Pallas 23 injection dans le garage !

Fauteuils Tulipe de Pierre Paulin, édités par Artifort en 1965 et DS 23 Pallas Injection…La combinaison parfaite pour aller avec une oeuvre de Victor Vasarely…

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