L’arrivée de la photographie d’auteur sur les murs

Au tournant des années quatre-vingt,  les choses vont sensiblement évoluer.  Quelques petites sociétés vont se démarquer et commencer à éditer de l’image de qualité. 

Il ne s’agit plus alors de simplement décorer les murs avec de jolies images anonymes ou des reproduction de peintres du XIX ème siècle mais de partir dans une démarche différente :  Celle qui consiste à inviter  les auteurs sur les murs de sa  maison.

Les années quatre-vingt sont les années noir et blanc. Les grands maîtres de la photographie auparavant édités en livre sont désormais imprimés sous forme de posters. C’est la grande époque des photographes classique et humanistes.

Robert Doisneau, Willy Ronis, Henri Cartier-Bresson,  Jacques Henri Lartigue, Edouard Boubat, René-Jacques, André Kertész… tous les grands noms vont se succéder et devenir des incontournables de la décoration murale.

Les boutiques d’images ouvrent les unes après les autres et à Paris, le quartier fraichement rénové des Halles devient le haut lieu de la culture poster.  Devant le Centre Pompidou, une boutique sur deux est consacrée à la vente de produits d’art. Cartes postales mais surtout affiches.

La plus connue de toute et celle qui détient le record de vente inégalé à ce jour est le fameux baiser de l’hôtel de Ville de Robert Doisneau. Editée par les éditions du Désastre en 1986, elle est toujours commercialisée aujourd’hui. Le succès s’est un peu tassé mais on estime qu’à ce jour que le poster s’est imprimé aux alentours du million d’exemplaire depuis sa première édition.

Photo cultissime s’il en est, il convient de noter qu’elle ne fut pas prise sur le vif mais fut commandée à Robert Doisneau par le magazine LIFE. Ce vrai/faux cliché met en scène deux apprentis comédiens que le photographe aborda en 1950 alors qu’il prenait un verre à la terrasse d’un bistrot. Le cliché mis aux enchères en 2005 s’est vendu 184 960 euros. C’est un Suisse, souhaitant rester anonyme, qui a racheté l’un des rares tirages argentique originaux que Robert Doisneau avait offert à l’époque à l’héroïne du cliché, Françoise Bornet. Ce tirage (18 x 24,6cm), portant au dos le cachet de Robert Doisneau (un des six à huit tirages originaux), avait été offert par l’auteur à son héroïne peu de jours après la prise de vue.

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