Farrah Fawcett, ou la meilleure vente de posters de tous les temps…

Parlons records… J’évoquais ici le Baiser de l’Hôtel de Ville : https://limagesurlemur.wordpress.com/2011/12/18/larrivee-de-la-photographie-dauteur-sur-les-murs, mais ce poster de Farrah Fawcett Major sorti dans les années soixante-dix restera comme le record absolu de ventes de posters avec plus de douze millions d’exemplaires vendus ! Il fut édité la même année que Farrah Fawcett apparu dans la série Charlie’s Angel, (Drôles de dames en français) sous les traits de Jill Munroe.

Tout démarre en 1967, Ted et Mike Trikilis ouvrent une galerie d’art. C’est en fait plus une boutique de posters. Epoque oblige, ce sont les posters anti-guerre du Viet Nam qui font leur fond de commerce. Le succès vient très vite et ils vendent leur boutique pour devenir éditeurs sous le nom de Pro Arts Inc, spécialisés dans les posters pour Teenagers. Cette fois, les débuts sont plus difficiles mais assez rapidement ils touchent le jackpot avec un poster du « Fonz ». Plus connu en France sous le nom de Fonzie, le rebelle des Jours Heureux, véritable icône aux Etats-Unis. Au final ils en vendront plus de 250 000 exemplaires, ce qui propulsera Pro Arts dans la cour des grands.

En Avril 1976, Ted a une discussion avec le fils de son voisin, Pat Partridge. Pat lui confie qu’à sa place, s’il dirigeait Pro Arts, il ferait un poster de Farrah Fawcett. En effet, lui et ses copains achetaient des magazines féminins juste pour avoir des photos de celle qui représentait alors les shampooings Wella Balsam dans les publicités.( Je faisais pareil avec Télé 7 jours…) Ted n’avait jamais entendu parler de cette Farrah mais flaira le filon en se disant que si des étudiants pouvaient acheter des magazines, juste pour avoir des photos, alors un poster pourrait avoir quelques chances…

Ted décida de contacter l’agent de Farrah, Rick Hersch, pour tenter de négocier un contrat. La première interrogation de Hersh fut : Certes, mais quel produit va vendre Farrah sur le poster ?? C’est Farrah qu’on veut vendre sur le poster rétorqua Ted ! Dubitatif Hersh fit passer le projet à Farrah qui trouva l’idée rigolote et déclara qu’elle connaissait un photographe qui pourrait se charger de l’affaire. A l’époque, Farrah Fawcett était encore une actrice inconnue, mais avec des ambitions…considérables. Elle n’avait pas encore commencé la série de Charlie’s Angels mais avait déjà fait des séries de photos avec Bruce McBroom, un photographe free lance. Pro Arts accepta de faire des photos avec lui. Ils s’accordèrent sur des photos en bikini.

La séance de shooting eut lieu chez Farrah, à Bel Air en Californie, dans la maison qu’elle partageait avec son mari Lee Major (Monsieur qui valait trois milliards !). Farrah posa dans différents maillots mais McBroom ne ressentait rien de particulier jusqu’à ce qu’elle arrive dans son fameux maillot rouge une pièce, destiné en fait à cacher une cicatrice sur son ventre… En guise de décor, McBroom attrapa une couverture aux motifs indiens qui couvrait la banquette de son pick up. Il dira plus tard « J’aurais du dire que tout avait été soigneusement préparé »… Mais la vérité est que ce n’était que la couverture de la banquette de sa Chevrolet 37 ! Il prit une série de clichés avec son Nikon, y compris de Farrah mangeant un cookie… et elle choisit finalement la fameuse pose qui allait la rendre célèbre dans les années soixante-dix.

Au début de l’été 1976, McBroom envoya un paquet de 25 photos, au patron de Art Pros, Mike Trillis, indiquant la photo qu’elle préférait. La réponse ne se fit pas attendre. « Où est le bikini  » ? Puis il décréta qu’il ne paierait pas le photographe car il détestait la photo. Mais après l’avoir montrée à droite et à gauche et devant le succès, il changea d’avis. Après tout c’était la photo de Farrah, sa pose, son maillot… La photo rendit le photographe un brin célèbre et Farrah gagna quant à elle énormément d’argent avec ce poster. McBroom se contenta d’ un simple chèque de mille dollars !

Mike Trikilis, fondateur de Pro Arts, devant un poster original de Farrah Fawcett, dont un exemplaire figure désormais au Smithsonian Institute, le plus grand musée du monde situé à Washington et géré par son organisme fondateur, le gouvernement américain

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