Edward Hopper, Nighthawks, 1942. The Art Institute of Chicago

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Nighthawks est une toile de Edward Hopper peinte en 1942. C’est, avec le baiser de l’Hôtel de ville de Doisneau, l’une des affiches d’art les plus vendues au monde : Une peinture des années quarante devenu le symbole absolu des années quatre-vingt et de la vogue de la décoration poster.

J’ignore comment les gens s’étaient donné le mot, mais on trouvait cette affiche sur les murs de tous les intérieurs de cette période… D’ailleurs je n’échappais pas à la règle. La mienne venait de la librairie du musée Beaubourg, la Mecque des amateurs d’affiches d’art. Ils avaient tout. Comme souvent à l’époque, la maquette du poster comportait  un aplat noir mat entourant l’image avec la mention du musée d’origine de la toile, en l’occurrence le Art Institute of Chicago.

Ce poster que j’ai adoré, a longtemps orné mon salon, puis j’ai travaillé pour un éditeur qui en possédait les droits, je l’ai à mon tour reproduit des milliers de fois en imprimerie. Jusqu’à l’overdose.  Je l’ai ensuite décroché du mur pour le remplacer par une lithographie de Cassandre, Nord Express…

La rétrospective Hopper qui a lieu à Paris au Grand Palais du 10 Octobre 2012 au 28 Janvier 2013 est l’occasion de redécouvrir l’œuvre la plus célèbre de cet  artiste majeur du XX° siècle.

Cet espèce d’aquarium que forme ce bar-restaurant nocturne m’a toujours impressionné. Les personnages étranges qui le peuplent sont comme une faune que l’on observe de la rue, dans une étrange atmosphère de clair-obscur. La place centrale est tenue par le serveur. Il est comme figé dans son élan et semble plutôt sympathique et avenant au milieu de cette ambiance  lugubre de consommateurs solitaires.

La nuit sur la ville n’est éclairée que par la lumière venant du bar, c’est ce qui donne toute l’ambiance au tableau. Hopper adorait les ombres du matin et du soir, longues et mystérieuses.

Night + brilliant interior of cheap restaurant / Scène de nuit + intérieur très éclairé dans un restaurant populaire . Ce sont les annotations de Josephine Hopper, sa femme, en marge du croquis de cette peinture qui sera achevée le 21 janvier 1942. Le couple tenait curieusement un carnet à deux, dans lequel Josephine notait les commentaires préparatoires aux œuvres peintes par son mari.

Coup de gueule en ce qui concerne l’affiche de l’expo qui est ce que j’ai vu de plus laid depuis longtemps. La typo « Broadway lights », le cadrage étouffant, le sinistre bandeau noir du haut… tout est fait pour faire fuir les visiteurs qui ne connaitraient pas Hopper…

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Une réflexion au sujet de « Edward Hopper, Nighthawks, 1942. The Art Institute of Chicago »

  1. Bonjour,
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