Athena, les premières boutiques de posters. Where it all started…

Athena logoMa première rencontre avec le monde de l‘image et du poster se fit en Angleterre dans les années quatre-vingt. En France, il existait déjà des boutiques comme la Banque de l’Image à Paris qui vendaient des affiches des cartes mais rien de comparable à ce qu’offrait la chaine de magasins Athena.

shop

A Liverpool où je résidais alors, se trouvait en bas de Bold Street une maison de trois étages entièrement dédiée à a reproduction d’art dans tous ses genres : Photos classiques, couleurs, peinture contemporaine, impressionniste. Monet et Dali côtoyaient Roy Lichtenstein et Warhol dans une parfaite harmonie d’offre. On achetait des affiches et des cartes pour le plaisir de chiner chaque fois de nouvelles images. c’était alors la ballade incontournable du week end .Athena avait été crée en 1964 par Ole Christensen à Hampstead.

La première boutique ouvrit en 1964. Il est difficile aujourd’hui de réaliser à quel point ce fut révolutionnaire. Tout était à portée de main et les stocks étaient juste phénoménaux. Tout était disponible, immédiatement. La gestion des stocks était quelque chose de beaucoup moins calculé que de nos jours. La passion  l’emportait sur la raison.

Cette  boutique était le lieu de prédilection de la jeunesse branchée londonienne, attirant les mêmes clients que ceux de Terence Conran et des ses magasins Habitat. Les années soixante et soixante-dix étaient aussi l’époque où les jeunes couples commençaient à disposer de revenus financiers corrects et avaient à cœur de meubler et décorer leur appartement  de façon différentes que leurs parents. Au-delà  des fauteuils tulipe, des lampes en papier et des canapés bas,  il y avait une forte demande pour la décoration murale. Tout était disponible chez Athena. Que ce soit les montres molles de Dali, un portrait de Che Guevara, Jimi Hendrix on stage ou les photos en noir et blanc des éphèbes de Herb Ritts, il était impossible de repartir sans avoir trouvé le poster qui allait orner son salon ou sa chambre d’étudiant.

Les ventes commencèrent à décliner dans les années quatre-vingt-dix. Plusieurs explications à cela : La récession tout d’abord, l’économie n’était pas au beau fixe en ces années de première guerre du Golfe.  D’autre part la politique de la maison avait changé, plus pragmatique et rationnelle, les choix d’images relevaient moins de l’instinct et du coup de cœur. L’approche était devenue plus industrielle. Mais plus encore, les mentalités avaient commencé à changer. Il ne reste aujourd’hui que sept boutiques Athena en Angleterre et la marque survit principalement grâce à son site de ecommerce.

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