Robert Doisneau. Les enfants de Paris

Les photographies de Robert Doisneau nous plongent au cœur d’un temps révolu fait d’insouciance de joie de vivre.

Des années trente à la fin des années quatre-vingt, Doisneau a arpenté le pavé parisien en immortalisant des scènes de rues et de vie qui restent à jamais gravées dans les mémoires.

Les enfants furent les acteurs privilégiés des ces moments pris sur le vif. On les retrouve tout au long de la carrière de photographe de Robert Doisneau. Aucun metteur en scène ne peut reproduire cet imprévu que nous offre la rue , disait-il.

La preuve en images ! :

La fontaine Wallace, 1946

La fontaine Wallace, 1946

Le bouquet de lilas, Ménilmontant, 1956

Le bouquet de lilas, Ménilmontant, 1956

La sortie des classes, 1956

La sortie des classes, 1956

La voiture fondue, Paris, 1944

La voiture fondue, Paris, 1944

Les deux frères, Paris, 1934

Les deux frères, Paris, 1934

Le jardin du Champs de Mars, 1945

Le jardin du Champs de Mars, 1945

Les lilas de Ménilmontant, Paris, 1956

Les lilas de Ménilmontant, Paris, 1956

Sous les pavés la plages, Paris vers 1970

Sous les pavés la plages, Paris vers 1970

Les écoliers curieux, Paris, 1953

Les écoliers curieux, Paris, 1953

Le train de chaises des Tuileries, 1944

Le train de chaises des Tuileries, 1944

La ronde des pompons, 1955

La ronde des pompons, 1955

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Warhol vs Lichtenstein : La genèse du style Comic dans le Pop Art.

Superman

L’oeuvre présentée ici est particulière à plus d’un titre, principalement parce que l’on attribue généralement la paternité de ce genre de toile à Roy Lichtenstein. Or  c’est en 1961 que Andy Warhol peint le super héros le plus célèbre de tous de tous les temps : Superman ! Il s’inspire pour ce faire d’une case d’un comics de Kurt Schaffenberger (ci-dessous):

Barsalou

David Barsalou a fait un incroyable travail autour des sources de Lichtenstein et Warhol ici :

https://www.flickr.com/photos/deconstructing-roy-lichtenstein/40510761/in/photostream/

Ted Carey, un ami de Warhol raconte qu’il découvre une oeuvre de Lichtenstein un samedi après-midi en se rendant chez Leo Castelli, le célèbre galeriste. La toile de Lichtenstein reprend des motifs de cartoon. Il réplique en disant, on dirait du Warhol ! Et on lui réponde « non ! C’est de Roy Lichtenstein !  »

Ted Carey et Andy Warhol

Ted Carey et Andy Warhol

Ted raconte la suite : « … Alors, je suis rentré chez moi et j’ai appelé Andy  ou plutôt, non, je suis allé droit chez Andy et je l’ai dit, « Prépare-toi à un choc à un choc »  Et il a dit,  » Quoi?   »

J’ai dit,  » Castelli a une armoire pleine de tableaux Comics  « . Et il a dit, Tu plaisantes, qui les fait ??!

J’ai répondu  « Quelqu’un du nom de Lichtenstein »… Andy est devenu blanc.

Il a dit,  » Roy Lichtenstein ?  « . Ca a fait tilt… Roy Lichtenstein avait  été peintre en lettres pour les magasins Bonwit Teller où Warhol exposait …

Andy pensait  que Lichtenstein avait vu ses peintures à travers la vitrine, ce qui lui avait donné l’idée faire les siennes…

 » Est-ce vrai ou pas ? Je ne sais pas, mais à ce moment là, c’est ce que Andy avait ressenti « .

Lichtenstein a toujours nié avoir eu connaissance de peintures de style  bandes dessinées de Warhol avant les siennes :

Roy Lichtenstein déclarera à ce sujet:  » J’ai vu le travail de Andy à Leo Castelli à la même époque, quand j’ai apporté mes toiles au printemps 1961 … Bien sûr, j’ai été étonné de voir le travail d’Andy parce qu’il faisait des bandes dessinées de Nancy et de Dick Tracy et ils étaient semblables à ce que je faisais « 

C’est est peu probable que Lichtenstein ait vu les peintures de bande dessinée de Warhol chez  Castelli dès le printemps 1961, la galerie n’a pas eu se genre de toiles de Warhol à l’époque, mais Lichtenstein aurait pu les voir au printemps 1961 dans la vitrine des grands magasins Bonwit Teller. C’est probablement de cette vitrine que Warhol voulait parler, et non celle de Castelli.

Bien que Lichtenstein utilise l’imagerie de la bande dessinée dans ses peintures depuis 1957, il n’a pas fait des peintures de bandes dessinées comportant des phylactères jusqu’à ce qu’il peigne Look Mickey. D’après le critique d’art Avis Berman, il semble clair que Look Mickey, premiere peinture Pop de Lichtenstein, ait été exécuté au milieu ou à la fin de Juin 1961. » Si tel est le cas, alors Warhol fut le premier des deux peintres à incorporer des bulles dans ses peintures et le premier a les afficher publiquement.

Rétroactivement il est donc possible que Lichtenstein ait adopté la bulle après avoir vu les peintures de Warhol, mais fort peu probable, compte tenu que Lichtenstein l’a toujours farouchement nié. Il n’existe donc aucune preuve tangible que Lichtenstein ait copié l’idée de Warhol… comme Warhol croyait apparemment !

Des deux artistes, Lichtenstein a été le premier à être signé dans une galerie. Et quelle galerie !

En Octobre 1961 Leo Castelli signe officiellement son premier contrat avec Lichtenstein et lui verse une allocation de 400 $ par mois. Durant ce temps  Warhol n’était encore représenté par personne . Comme Carey l’a dit, « Lichtenstein était représenté par Castelli et allait, de ce simple, fait récolter toutes les attentions…  »

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Helmut Newton

J’ai eu le grand bonheur de travailler sur deux séries de calendriers d’art de Helmut Newton.

C’était il  y a maintenant une vingtaine d’années,  nous avions édité ces deux calendriers sous le contrôle de Helmut Newton, nous à Paris, lui resté dans sa propriété californienne.

C’était avant que Taschen ne s’empare du phénomène Newton,  avant même qu’il ne devienne un incontournable phénomène d’édition.

Certes il était déjà ultra célèbre, mais finalement assez peu édité.  Le fameux Baiser de Bordighera était un beau poster des Editions du Désastre et c’est l’un des rares visuels de Newton que l’on pouvait trouver dans le commerce.

De cette expérience, il me reste le souvenir d’un photographe sachant exactement ce qu’il voulait : Beaucoup de contrastes, pas de noirs et blancs fadasses, et pour les tirages couleurs : du punch ! A l’image de son travail.   Exigeant,  il était cependant d’une sympathie incroyable et très accessible.

Nous avions imprimé les noirs et blancs en trame bichromie, noir + gris, le tout additionné d’un vernis sélectif teinté, utilisant le film du noir pour ce faire. Des séries d’épreuves avaient été réalisées à l’unité sur d’antiques presses offset  manuelles, afin de faire valider la chromie par le photographe.

On était au tout début de la PAO et il restait encore à Paris un ou deux photograveurs à l’ancienne.  Je crois que Newton avait bien aimé les efforts fait dans l’idée d’imprimer en offset mais de faire aussi beau que des tirages photos.

Voici une série de photographies scannées d’après ce qui me reste de cette période. La plupart des images n’avait jamais été éditées avant et n’ont jamais été rééditées depuis. L’impression est superbe, à la hauteur d’un tirage argentique, aidée en ce sens par les « bricolages » d’artistes qu’étaient capables de réaliser les photograveurs.

Il y a quelques petites pépites, cliquez dessus pour agrandir :

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Arielle ajusting friend's shoe, Milan 1982

Arielle ajusting friend’s shoe, Milan 1982

Self Portrait with Wife and Models, Paris 1981

Self Portrait with Wife and Models, Paris 1981

Man removing Model's stocking, Paris 1981

Man removing Model’s stocking, Paris 1981

Zebra Pool, Melbourne 1973

Zebra Pool, Melbourne 1973

Fashion Model and Aston Martin, London 1966

Fashion Model and Aston Martin, London 1966

Bergstrom at the Miami University Pool, 1978

Bergstrom at the Miami University Pool, 1978

Fashion Model in Catsuit, London 1969

Fashion Model in Catsuit, London 1969

Two pairs of legs in black stockings, Paris 1979

Two pairs of legs in black stockings, Paris 1979

Fashion Model and movie poster, Paris 1966

Fashion Model and movie poster, Paris 1966

Fashion Model and Eiffel Tower, Paris 1980

Fashion Model and Eiffel Tower, Paris 1980

Elsa Peretti as a bunny, New York 1975

Elsa Peretti as a bunny, New York 1975

Cecilia and BMW Z1, Monte-Carlo 1991

Cecilia and BMW Z1, Monte-Carlo 1991

Shoe, Monte Carlo, 1983

Shoe, Monte Carlo, 1983

Dancing on Volcano, American Vogue, Maui Hawaï, 1974

Dancing on Volcano, American Vogue, Maui Hawaï, 1974

French Vogue, 1976. Dress by Gilles Dufour

French Vogue, 1976. Dress by Gilles Dufour

Queen Magazine, Paris 1966. Dress by Madame Grès

Queen Magazine, Paris 1966. Dress by Madame Grès

Woman being filmed,  French Vogue 1980 Dress by Givenchy

Woman being filmed, French Vogue 1980
Dress by Givenchy

Roy Lichtenstein, les filles en détresse… Dramagirls

Le début des années soixante voit la vie privée de Roy Lichtenstein devenir quelque peu chaotique. Son mariage est un échec, est-ce pour cette raison qu’ il commence à peindre divers visages de femmes en gros plan ? Nul ne sait mais ces toiles ont toujours le même point commun, elles montrent un visage de jeune femme dans une situation de détresse, ce style sera qualifié de melodrama.

Un air de roman photo transparait dans ces toiles, et pour cause, ce sont des magazines féminins, comme Girls’ Romances ou Secret Hearts qui lui serviront de base.

En extrayant certaines cases et en les retravaillant, il crée ces visages avec des traits épais et des couleurs vives. Lichtenstein met au point cette fameuse technique de masque pour produire des points de trame qui deviendront sa marque de fabrique. Il reproduit artificiellement une trame mécanique comme celles utilisées dans les photogravures en quadrichromie.

Voici une revue de détail de ces visages féminins : La première, et la plus célèbre de toutes, est Crying Girl en 1963. Roy Lichtenstein a produit cette image en lithographie pour l’invitation à son exposition à la galerie de Leo Castelli à New York qui se déroula du 28 septembre au 24 octobre 1963. Cette lithographie mesure environ 70 sur 45 centimètres.

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Crying Girl, 1963

Crying Girl, 1963

Nurse, 1964. Oil and magna on canvas. 121,9 x 121,9 cm

Nurse, 1964. Oil and magna on canvas. 121,9 x 121,9 cm

M-Maybe he became ill, 1965. 152,4 cm × 152,4 cm

M-Maybe he became ill, 1965. 152,4 cm × 152,4 cm

Kiss V. Oil and magna on canvas. 91,44 x 91,44 cm

Kiss V. Oil and magna on canvas. 91,44 x 91,44 cm

Hopeless, 1963. Oil on canvas. 111,8 x 111,8 cm

Hopeless, 1963. Oil on canvas. 111,8 x 111,8 cm

Eddie Diptych, 1962. Oil on canvas. 132,1 x 111,8 cm

Eddie Diptych, 1962. Oil on canvas. 132,1 x 111,8 cm

Oh, Jeff...I Love You, Too...But... 1964. 121,92 x 121,92 cm

Oh, Jeff…I Love You, Too…But… 1964. 121,92 x 121,92 cm

Drowning Girl, 1963.  Oil paint and synthetic polymer paint on canvas. 171.6 cm × 169.5 cm

Drowning Girl, 1963. Oil paint and synthetic polymer paint on canvas. 171.6 cm × 169.5 cm

Illustration originale de Drowning Girl

Illustration originale de Drowning Girl

OHHH... ALRIGHT, 1964. Oil and magna on canvas. 91,4 cm × 96,5 cm

OHHH… ALRIGHT, 1964. Oil and magna on canvas. 91,4 cm × 96,5 cm

Illustration originale de Ohhh...Alright...

Illustration originale de Ohhh…Alright…

Les piscines de David Hockney. Californian Swimming Pools

Quand on pense à David Hockney, vient immédiatement à l’esprit la série des piscines.

L’homme a pourtant derrière lui une belle carrière d’artiste peintre complet ; mais de même que Monet est invariablement associé à ses bassins aux nymphéas, Warhol à ses Marilyn et Van Gogh à ses iris, Hockney, lui,  a ses piscines…Et pourtant il n’en a réalisé que peu, environ une dizaine.

L’œuvre de Hockney sur les piscines nous plonge, c’est le cas de le dire, dans l’univers de Californie dépeint par l’imaginaire collectif : Un ciel parfaitement pur et azuréen jusqu’à la saturation, des palmiers, des maisons basses et modernes, ouvertes sur le jardin, des couleurs pastels… et des piscines  toujours des piscines…

La plus célèbre de toutes est probablement  A Bigger Splash. Cette toile est conservée à la Tate Gallery de Londres depuis 1981.

A Bigger Splash reprend bon nombre des codes cités plus haut, et une chaise de producteur nous rappelle en plus que Hollywood n’est jamais bien loin…

Pour l’anecdote, la source de Hockney fut une publicité, trouvée dans un ouvrage consacré à la construction des piscines et l’on raconte que Warhol, séjournant chez Hockney, lui suggéra l’idée.

Comme je ne trouvais aucun site dédié aux piscines de Hockney, je me suis essayé à une petite revue de détail. Elles sont presque toutes là :

A Bigger Splash, 1967

A Bigger Splash, 1967

California, 1965

California, 1965

 Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), 1971. 214 x 304.8 cm

Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), 1971. 214 x 304.8 cm

Day Pool with Three Blue, 1978, 183 x 218 cm

Day Pool with Three Blue, 1978, 183 x 218 cm

La gerbe d'eau, 1966. Acrylique sur toile, 183 x 183 cm

La gerbe d’eau, 1966. Acrylique sur toile, 183 x 183 cm

Portrait of Nick Wilder, 1966. Acrylique sur toile, 183 x 183 cm

Portrait of Nick Wilder, 1966.
Acrylique sur toile, 183 x 183 cm

Piscine et marches. Le nid du duc, 1971. Acrylique sur toile, 183 x 183 cm

Piscine et marches. Le nid du duc, 1971. Acrylique sur toile, 183 x 183 cm

Peter sortant de la piscine de Nick, 1966. Acrylique sur toile, 214 x 214

Peter sortant de la piscine de Nick, 1966. Acrylique sur toile, 214 x 214

Il n’y a pas eu énormément d’éditions de posters. De ce fait il reste peu d’affiches des piscines Hockney en circulation,  j’ai la chance d’en avoir une au mur de mon bureau. « Le plongeur » fut édité en 1990 chez Graphique de France, Boston.

Le plongeur, 196?

A Large Diver, 1978

Petite curiosité : En 1968 Hockney fut commissionné pour peindre la piscine de l’hôtel Roosevelt de Los Angeles. La piscine est toujours en service à ce jour.

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Hockney au travail dans la piscine de l'hôtel Roosevelt

Hockney au travail dans la piscine de l’hôtel Roosevelt

Les posters des compagnies aériennes

Les compagnies aériennes ont produit les plus belles affiches commerciales de tous les temps. L’importance de véhiculer son image à travers le monde était capitale et la concurrence étant féroce, il était important de se démarquer. Couleurs vives, graphismes percutants, grands illustrateurs tout était bon pour avoir des visuels les plus beaux et les plus accrocheurs

Les années quatre vingt ont vu ressurgir ces affiches qui sont devenues des incontournables de la décoration murale. Air France, TWA, mais aussi des compagnies de tailles plus modestes… toutes ces belles affiches sont alors ressorti des tiroirs…

Petite revue de détail des plus belles, paré pour le décollage…

British Overseas Airways Corporation

British Overseas Airways Corporation

Fly TWA Hollywood poster by David Klein

Fly TWA  –  Hollywood poster by David Klein

PAN AMERICAN WORLD AIRWAYS Hawaii poster by John Atherton,1948

PAN AMERICAN WORLD AIRWAYS –  Hawaii poster by John Atherton, 1948

Fly TWA New York poster by David Klein

Fly TWA –  New York poster by David Klein

B.O.A.C and Qantas, 1953

B.O.A.C and Qantas, 1953

Fly TWA Las Vegas poster by David Klein

Fly TWA – Las Vegas poster by David Klein

Air France Jacques Nathan Garamond circa 1950

Air France – Jacques Nathan Garamond, circa 1950

Air France - Roger de Valerio, 1936

Air France – Roger de Valerio, 1936

© Delta Air Lines, Inc.

© Delta Air Lines, Inc.

British Overseas Airways Corporation

British Overseas Airways Corporation

Varig Airlines

Varig Airlines

Fly TWA San Francisco poster by David Klein

Fly TWA – San Francisco poster by David Klein

L’homme et l’enfant. Back to the eighties…

Parmi les images éditées et vendues par Athena, certaines sont devenues absolument cultes, comme L’homme et l’enfant : Un bellâtre musclé, bronzé aux UV, un bébé, une dose de noir et blanc et on a tous les codes de la photo facile pour chambre de midinette. Pas grand risque de se rater commercialement.  Cette photographie fut prise par Spencer Rowel et fut un succès d’édition comme il en existe très peu.

Image

Le résultat des ventes fut au-delà de l’imaginable : Le poster sera publié en 1987, Athena en écoulera  cinq millions ! Cela représente cinq fois plus que le Baiser de l’hôtel de ville mais un peu moins que l’iconique Farrah Fawcett en maillot rouge, vendue à  douze millions d’exemplaires. http://wp.me/p24fqQ-24

Cette image est une telle légende, principalement dans les pays anglo-saxons qu’elle fera même l’objet d’un documentaire à la télévison britannique en 2004. Le bébé fut identifié comme chypriote grec, Stelios Havatzias, vivant à Limassol, à Chypre et était devenu entre-temps avocat.  Il y avait quatre bébés le jour de la séance, Stelios fut choisi simplement parcequ’il était le seul à ne pas pleurer !

L’homme de la photo, Adam Perry, mannequin à l’époque,  tira un certain avantage de sa célébrité  puisqu’il put s’enorgueillir d’avoir couché avec plus trois mille femmes. C’est d’ailleurs son seul avantage car il  fut payé et pour tout 150 livres. Mieux  cependant que le bébé, qui lui ne reçut que  32 livres. Adam Perry est aujourd’hui charpentier…

En 2007 le Daily mail eut l’idée de réunir à nouveau les protagonistes de la photo :Image

(Ils avaient un peu changé depuis…)

Quant au photographe, Spencer Rowell, lui avait eu la bonne idée de négocier non pas un tarif fixe mais des droits d’auteurs.  Le montant de ses revenus tirés du poster atteignirent la somme astronomique d’un million de livres, joyeusement dilapidés au fil du temps,  principalement en cocaïne… Il s’amusa à décliner la photo sur tout un tas d’objets, mugs, coussins, abusant un peu de  ses droits d’auteurs. Il tient aujourd’hui une galerie photo dans le sud de l’Angleterre.

La photo originale fut vendue aux enchères par Bonhams pour la somme de 2400 livres en 2007, loin des 184 960 euros atteints par la photo originale du Baiser de l’Hôtel de Ville en 2005.