Andy Warhol : Ceci n’est pas une Soupe Campbell’s !

Clin d’oeil à René Magritte : Puisque tout le monde connait les incontournables d’Andy Warhol que sont les soupes Campbell’s et les sérigraphies de Marilyn, pourquoi ne pas se pencher sur les moins connues. Des images qui n’ont pas été éditées mille fois en posters ni publiées sur tous les blogs du monde.

En voici une petite sélection. Sans ordre ni sujet précis. Juste pour le plaisir des yeux et pour démontrer à quel point Andy Warhol était d’un talent et d’une imagination sans limites. Qui d’autre que lui pour faire le portrait de Mick Jagger un jour, et celui de Mickey le lendemain ?!

 

 

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Ernst Haas, un pionnier de la photographie couleur.

Ernst Haas ( 2 mars 1921, Vienne – 12 septembre 1986, New York ) est l’un des principaux photographes contemporains ayant donné ses lettres de noblesses à la photographie couleur.

C’est aussi l’un des protagonistes de ce que l’on appelle communément aujourd’hui la « Street Photography », à une époque où il ne serait venu à l’idée de personne qu’un cliché pris au débotté dans la rue puisse être élevé au rang d’œuvre d’art… et pourtant !

Ils sont peu, ceux qui en 1950 arpentent les rues des villes à l’affut de l’instant décisif, (pour citer Cartier-Bresson)  et à vouloir le faire en couleur… Leica en bandoulière, la focale fixe de 35 mm vissée sur l’appareil, Haas est de ceux-là.

Bien sûr il y a eu depuis des maîtres incontestés de la photographie couleur comme William Eggleston, Stephen Shore ou Joel Meyerowitz. Mais Ernst Haas a ce petit supplément d’âme en plus, cette façon bien à lui mettre en valeur les infimes moments du quotidien des grandes villes. Et surtout, là où Shore ou Eggleston travaillent à l’appareil photo moyen format, lourd et encombrant, Haas avait lui opté pour la souplesse du Leica télémétrique et des pellicules 24 x 36 Kodachrome.

La consécration viendra en 1953  lorsque LIFE publiera une série de 24 pages de son travail intitulée “Magic Images of a City.”

Ce fut le premier reportage couleur complet  présenté dans le magazine.  Dix ans plus tard, il sera à l’honneur  de la première rétrospective du MoMA sur la photographie couleur.

 

L’Amérique durant la grande crise, par les photographes de la Farm Security Administration. (Part 2)

La Farm Security Administration (FSA) était une agence américaine qui fut créée par le ministère de l’agriculture en 1937. Cet organisme faisait parti du New Deal  mis en place par Roosevelt à la suite de la Grande Dépression. Ce projet sera mené jusqu’en 1943.

Voici la suite des photographies de l’article paru ici:

La plupart des clichés sont issus des collections de la Bibliothèque du Congrès.

L’Amérique durant la grande crise, par les photographes de la Farm Security Administration. (Part 1)

Les photographies de la Farm Security Administration sont probablement les plus beaux témoignages de l’Amérique des années trente et quarante.

La Farm Security Administration (FSA) était  une agence américaine qui fut créée par le ministère de l’agriculture en 1937. Cet organisme faisait parti du New Deal  mis en place par Roosevelt à la suite de la Grande Dépression.  Ce projet sera mené jusqu’en 1943.

Le programme de la FSA était chargé d’aider les fermiers les plus pauvres touchés par la Grande Dépression. La FSA prenait  la suite de la Resettlement Administration, créée en 1935, (on utilisera d’ailleurs le sigle FSA indifféremment pour l’un ou l’autre des programmes). Dirigée par l’économiste Rexford Tugwell,  cette agence était chargée de l’aide à l’agriculture sous forme de subventions aux petits paysans, mais également de mener des programmes de planification agraire et de création de coopératives agricoles.

Afin de promouvoir ses réformes auprès du grand public et du Congrès,  la FSA créera une division communication et information. Le but était de réunir tous les documents possibles sur l’agence, pour l’information immédiate mais aussi pour la postérité.

Durant près de deux décennies,  des photographes plus ou moins célèbres mais tous incroyablement talentueux on arpenté le territoire américain en long en large et en travers. Leurs œuvres contribuèrent à réaliser un bilan objectif des conditions de vie et de travail des Américains pendant la grande crise consécutive au krach boursier de 1929

Ces photographies  sont en majorité détenues par la Librairie du Congrès. Elles  dressent  un portrait parfois sans fard des Etats-Unis durant la récession et  jusqu’à la fin de la guerre, avant le renouveau économique.

Prises au moyen format la plupart du temps, ces clichés aux piqués et contrastes splendides sont le socle de la Street photography contemporaine.  Ils ont  inspiré les photographe de renom tels que Erns Haas, Lee Friedlander , Stephen Shore ou encore William Eggleston.

Parmi les photographes travaillant pour la Farm Security, on trouve les célèbres Andreas Feininger, Margaret Bourke-White, Walker Evans, Dorothea Lange,  mais aussi d’autres  moins connus comme John Vachon, Arthur Rothstein, Russell Lee,  Marjorie Collins…

L’ensemble de leurs oeuvres nous  donne  une plongée fabuleuse  dans le cœur de l’Amérique.

(Cliquez sur chaque image pour agrandir)

 

 

 

Man Ray

Man Ray

Dès l’âge de vingt ans, Man Ray, américain d’origine, choisi de devenir à la fois artiste et personnage romanesque. C’est à cette époque qu’il change son nom, Emmanuel Roudnitsky, pour prendre le pseudonyme Man Ray.

Vivant à New York, il fréquente alors Alfred Stieglitz et les habitués de sa galerie, ainsi  que les dadaïstes Duchamp et Picabia. Mais le mouvement Dada qu’il tente d’animer à New York ne reçoit que peu d’écho.

En 1921 à trente ans il s’installe à Paris qu’il ne quittera que pendant la guerre. Au centre de la vie artistique parisienne, il rencontre peintres, photographes, poètes et intellectuels. Son oeuvre photographique, considérée comme l’une des plus inventives de son époque est le résultat de la rencontre entre des techniques de peinture surréaliste et une imagination débordante et décalée.
Mystery, this was the key word closest to my heart and mind. « Mystère, tel est le mot le plus proche de mon cœur et de mon esprit »…

Et c’est bien le mystère qui donne à ses photographies leur atmosphère surnaturelle.

Man Ray ne cessera tout au long de sa vie de faire des expériences, étendant l’ambiguïté entre la fermeté des formes et le vague des ombres. Parmi ses expériences la solarisation est la plus célèbre. Ce procédé est une étape marquante du travail de Man Ray. Son assistante de l’époque Lee Miller, sentant une souris lui passer entre les jambes alluma la lumière du labo pendant qu’une image était dans le révélateur. La solarisation  créa une sorte de halo sur les contours du sujet donnant du relief à l’image. Man Ray trouva là un moyen original pour détourner le coté trop réaliste de la photographie et alimenter la soif d’onirisme des surréalistes.

« Je peins ce que je ne peux pas photographier » se plaisait-il à dire.  En véritable plasticien, il utilisera tous les médiums, mêlant et détournant peintures, photographies et objets. Il décède à Paris,  le 18 novembre 1976.

 

 

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Marc Riboud

Il y a quelque chose de transcendantal dans les photographies de Marc Riboud. Dans chaque cadrage il trouve l’ordre naturel des choses, une composition inhérente à l’atmosphère et au mouvement. Riboud absorbe la nature et l’humanité à travers l’objectif de son appareil photo.

« La photographie ne doit pas essayer de persuader » a écrit Riboud. Elle ne peut pas changer le monde, mais elle peut montrer le monde spécialement, lorsqu’il change.

Né à Lyon en 1923, Riboud a vu le monde changer en témoin direct. Sa carrière de journaliste commence quand il abandonne ses études d’ingénieur pour devenir photographe. Il va alors étudier avec Henri Cartier-Bresson, puis commence une vie de voyages qui ne trouvera jamais sa fin.

Il a assisté à la révolution culturelle en Chine et à la guerre du Vietnam. Il a rapporté des images étonnantes de Turquie, de Londres et du Japon. Ses voyages lui ont fait voir le monde sous toutes ses coutures, monde que peu de gens ne connaitront jamais. Pourtant beaucoup de ses clichés nous rappellent les similitudes qui existent entre les pays.

Son cliché le plus célèbre en 1953 du  jeune peintre sur les poutres métalliques de la tour Eiffel, perché sur les hauteurs de la ville sera publié dans LIFE en 1953. Il devient alors un photographe incontournable du XX° siècle.

Elliott Erwitt

Elliott Erwitt possède toutes les qualités d’un photographe : Une maîtrise de l’incongru, un sens de l’humour mordant et, comme Cartier-Bresson, ce sens absolu du moment où il faut saisir l’instant. On ajoutera aussi l’amour des chiens…Son talent et sa sensibilité le place au premier rang des photographes du XX° siècle.

Né à Paris le 26 Juillet 1928, de parents russes qui fuyaient la révolution, Elio Romano Ervitz passa les dix premières années de sa vie en Italie. A la fin  des années trente, se sentant menacée par la montée au pouvoir de Mussolini, la famille s’installa à Paris en 1938, puis à New York l’année suivante. Leur périple les mena de plus en plus vers l’Ouest et le petit Elliott se retrouva installé avec son père à Los Angeles.

En 1945, la guerre finie, Erwitt s’inscrivit à des cours de photographie au Los Angeles City College. Puis il parti pour New York où, dès 1948, il prit des cours de cinéma à la New School for Social Research. En 1950 il rencontra Edward Steichen qui lui présenta le monde de la publicité et fit la connaissance de Robert Capa qui avait fondé, avec entre autres Henri Cartier-Bresson, l’agence de photos Magnum en 1947. Capa fut impressionné par son travail publié dans les magazines et invita Erwitt à le rejoindre chez Magnum.

Membre de l’agence depuis 1953, Erwitt exerça les fonctions de président en 1966.

Erwitt continua le journalisme, la mode et la publicité pour des magazines (Collier, Look, LIFE, Hilidy) et pour de grandes compagnies telles qu’Air France, BOAC, Chase Manhattan Bank, Revlon, Benson & Hedges… etc. En 1955, consécration, Steichen présenta quatre photos d’Erwitt dans sa célèbre exposition Family of Man au MoMA.

Erwitt s’intéressa également au cinéma et réalisa plusieurs films documentaires. Parmi ses ouvrages les plus connus on peut citer Observations on American Architecture  (New York, Viking Press, 1972), qui est le fruit de son voyage à travers les Etats-Unis en 1970, et un splendide recueil de photos de chiens Son of Bitch (New York, Grossman, 1974). Bien d’autres de ses photographies furent publiées et de grandes rétrospectives de son œuvre furent organisées en Amérique comme en Europe.